Une histoire hors du commun
En 1981, lorsque Chris et Manu ouvrent leur premier club libertin a Paris, ils sont des pionniers. A l’epoque, la scene echangiste parisienne se resume a deux adresses : le 10 Bis et les Marronniers. En banlieue, le Roi Rene. C’est tout. Dans ce desert, Chris et Manu ouvrent un premier etablissement, puis Chris & Manu 2 en 1983 — et changent a jamais le visage du libertinage francais.
Quarante ans plus tard, leur nom reste une reference absolue dans le milieu. Unanimement respectes par les directeurs d’etablissements, cites dans la presse specialisee suisse, anglaise, italienne et americaine — sans jamais avoir sollicite la moindre publicite.
Le combat juridique fondateur
L’ouverture de Chris & Manu n’a pas ete sans obstacles. En 1983, les clubs echangistes evoluaient dans un vide juridique hostile. Les etablissements sont fermes, leurs fondateurs condamnes a une semaine de prison pour incitation a la debauche et proxenetisme aggrave.
Le procureur fait appel. Chris et Manu sont relaxes une deuxieme fois. Ce jugement fait jurisprudence — et profite a l’ensemble de la profession : le Cleopatre, le 106 tenu par Denise, et bien d’autres seront relaxes dans la foulee. Sans ce combat, le libertinage organise tel qu’on le connait aujourd’hui n’existerait sans doute pas en France.
Deux etablissements, une meme philosophie
Chris & Manu n’est pas un club parmi d’autres. C’est un lieu ou l’on prend le temps de construire une clientele, de la fideliser, de creer des liens durables entre habitues.
“Un couple content en ramenera cinq. Un couple mecontent en fera partir quinze.”
Cette maxime guide chaque decision depuis l’origine. Ici, on ne cherche pas a remplir — on cherche a satisfaire. La selection a l’entree, le dress code exige, l’attention portee aux espaces : tout concourt a maintenir un niveau d’exigence rare dans le milieu.
Une renommee nationale et internationale
Chris & Manu a recu des personnalites connues au fil des decennies — sans jamais s’en vanter. La discretion est une valeur fondamentale, cultivee depuis le premier jour. Des journalistes etrangers, des couples venus de toute l’Europe, des celebrites de passage a Paris : tous ont franchi la porte de la rue de la Rochefoucauld ou de la rue Saint Bon.
La seule publicite que le club ait jamais faite ? Une insertion dans Pariscope. Le reste, c’est le bouche-a-oreille — la preuve la plus sincere de la qualite d’un etablissement.
L’echangisme selon Manu
Pour Manu, le libertinage ne peut plus faire marche arriere dans les mentalites francaises. Un club echangiste n’est ni glauque ni malsain. C’est un lieu convivial, chaleureux, ou l’on se fait des amis. Ici, les gens aiment danser — et bien plus encore.
La multiplication des clubs ? Pas une menace. Chaque etablissement a son style, sa clientele, son atmosphere. Ce qui compte, c’est le professionnalisme des patrons — et l’amour sincere du metier.
“Si je m’ennuyais, j’arreterais. Les libertins sont des gens charmants.” — Manu
